Les Ateliers à La Terre (ALT) est un projet alternatif, écologique et démocratique qui offre à de jeunes adultes et familles une manière concrète de se mobiliser collectivement à travers des activités de jardin collectif, de cuisines collectives, de réseautage et de répit. Il permet le développement et le maintien de la sécurité alimentaire.
Description détaillée du projet
Notre projet rejoint et implique plus de 100 personnes à l’année, sur une base régulière. Ce sont principalement des familles accompagnées de leurs enfants ainsi que des jeunes, âgés entre 16 et 35 ans, vivant une situation d’appauvrissement et habitant les quartiers centraux et les environs de Québec. Ce sont des personnes qui se questionnent sur la valeur, la quantité et la qualité des aliments auxquels elles ont accès ainsi que sur l’impact écologique de leurs choix de vie et de leurs actions. Elles cherchent à expérimenter de nouvelles alternatives de vie et, dans le cas présent, à s’investir dans un projet collectif de cuisines collectives, de jardin écologique et/ou d’activités de répit et de réseautage.
Pour appuyer la prise en charge collective et individuelle du projet par les participants, les ALT tentent, par des moyens concrets, de favoriser leur implication, leur assiduité et leur sentiment d’appartenance (animation pour les enfants, milieu de vie accueillant, disponibilité des travailleurs, organisation des activités et prises de décisions en collectifs et en comités).
Nous encourageons le pouvoir d’agir des familles et de leurs enfants ainsi que des jeunes vivant un contexte socio-économique difficile. Nous ne nous situons donc pas dans un axe de services rendus aux personnes, mais plutôt dans un projet impliquant leurs idées, leurs actions et leur pouvoir d’agir (empowerment) individuel et collectif. Cette prise en charge a ensuite un effet multiplicateur dans la communauté et l’environnement immédiat des participants par la création d’un réseau social et communautaire ainsi que par la promotion et, surtout, la pratique d’habitudes de vie saines et écologiques.
Formation
Le Jardin Collectif :
Favorise l’autonomie des jeunes et des familles dans l’art de produire collectivement et individuellement des aliments et d’accéder à une parcelle de terre pour la production de denrées alimentaires
Mesures de réussite :
• L’acquisition d’une autonomie alimentaire.
• L’acquisition de connaissances pratiques et théoriques sur la culture maraîchère, la transformation, la conservation et la nutrition.
Les cuisines collectives
"Un petit groupe de personnes qui met en commun temps, argent et compétences pour confectionner, en quatre étapes (planification, achat, cuisson et évaluation) des plats sains, économiques et appétissants.
Les participants choisissent ensemble des recettes, dressent la liste d’épicerie et font les achats. Ensuite, elles concoctent collectivement leurs mets assaisonnés d’humour et de fierté.
La cuisine collective est un lieu privilégié d’éducation populaire. Les valeurs suivantes y sont partagées : la solidarité, la démocratie, l’équité, la justice sociale, l’autonomie, le respect, la dignité, la prise en charge individuelle et collective.
Le tout se fait dans une démarche assaisonnée de fierté, de dignité, de prise en charge et d'humour."
Mesures de réussite :
• L’acquisition d’une autonomie alimentaire.
• L’acquisition de connaissances pratiques et théoriques sur la culture maraîchère, la transformation, la conservation et la nutrition.
Alimentation
Au jardin, les participants ont l’opportunité de s’impliquer à toutes les étapes de la production maraîchère, de la planification du jardin à venir à la fermeture du jardin en vue de l’année suivante. Au cours de cette période, ils sont invités à émettre leur point de vue sur le plan de production, à participer au choix des cultivars, à effectuer des semis intérieurs et extérieurs, à repiquer les plants à l’extérieur, à aménager le jardin, à le désherber, à entretenir les plants, les plate-bandes et les entre-rangs, à récolter, à transformer, etc. Une participation « moyenne » au jardin, c’est-à-dire de 10 à 12 présences (d’une journée) entre mai et octobre, leur permet d’acquérir les connaissances, les compétences et l’assurance qu’il faut pour faire un petit jardin chez soi et pour savoir comment transformer les légumes qu’ils cultivent..
Aux cuisines, les participants expérimentent l’ensemble des phases de la transformation alimentaire en groupe, de la planification de la cuisine à sa mise en œuvre et à son évaluation. Choix des recettes, multiplication des ingrédients, partage des tâches liées aux achats, respect des normes d’hygiène, mise en œuvre de la cuisine, portionnement des plats cuisinés, etc. sont autant d’étapes que les participants vivent de façon cyclique pendant six mois (de novembre à avril), accompagnés par une agente de formation. Le contexte de la cuisine, en plus d’offrir l’opportunité aux cuisiniers et cuisinières de partager leurs connaissances, représente une plate-forme extraordinaire pour développer des compétences transversales (travail d’équipe, communication avec les autres, planification d’activités, etc.) et des amitiés, en plus d’intégrer différents réseaux que les participants peuvent solliciter au besoin (réseau du Centre Jacques-Cartier, réseau des cuisines collectives, réseau des organismes de la Basse-Ville, etc.).
Écologie
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